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La Maison Dorée النافورة un film de Salma Baccar

النافورة

La Maison Dorée

Le parcours de trois femmes d’âges et de condition différentes en pleine turbulence de l’été 2013.

Ces trois histoires imaginaires puisent leur référence dans des prototypes de femmes plus au moins connues, ayant participé au sit-in du Bardo, seront traitées comme une fiction sur un fond d’événements historiques dont les images seront puisées dans les archives de cette période qui a marqué le court de l’histoire de la Tunisie, après la révolution.

Mettant ainsi en valeur le parcours des trois personnages et celui d’un pays en pleine ébullition.

Synopsis

Trois femmes se retrouvent dans un hôtel au centre-ville de Tunis le mois du Juillet/Août 2013.

Jalila, la soixantaine, intellectuelle, militante féministe, de gauche : Un pur produit des années 70.

Elle fuit un mari avec qui elle a tout partagé : amour, idées progressistes, projets etc… et dont elle vient de découvrir la « compromission» avec le régime de Ben Ali et une infidélité avec une jeune assistante.

Devant le constat d’échec de cette relation dans laquelle elle a tout investi, elle est venue se réfugier dans ce vieil hôtel, vestige d’un temps révolu, pour faire le point sur sa propre vie.

Salwa, une belle prostituée, la trentaine arrive de Sousse, décidée à se venger de tous les hommes, à qui elle va offrir ses charmes, en leur transmettant le virus du Sida, qu’elle a attrapé au contact d’un client avec qui elle croyait vivre le grand amour, et qui a refusé de « se protéger ».

Marwa, jeune étudiante d’une vingtaine d’années portant le voile intégral « Charii » fuit son compagnon islamiste (Amine) , qui après avoir filmé une scène de lit entre eux deux, la menace de dévoiler cette aventure à ses parents si elle ne le suit pas en Syrie.

Dans la mouvance de l’été 2013 et en plein sit-in du Bardo, la rencontre de ces 3 femmes va apporter à chacune d’elle, amitié, solidarité et apprentissage de la vie avec la complicité d’El Fahem l’étrange réceptionniste et de Madame Josette la vieille propriétaire de l’hôtel, d’origine française.

Au contact de quelques amis de jeunesse, rencontrés sur la place du Bardo, Jalila va retrouver son enthousiasme et engagement du passé, en prenant part a l’organisation du sit-in, entrainant dans son sillage Salwa qui va finir par accepter un protocole médical de lutte contre le sida et Marwa qui va arriver à se débarrasser de son fiancé islamiste grâce à la complicité amoureuse d’un jeune cinéaste amateur (Wael ) et de ses amis de l’hôtel .

Deux mois après, chacune va retrouver le chemin de la réconciliation avec son propre avenir et le pays celui du dialogue national.

Production : LINEA & INTER MEDIA

Distribution : Goubantini Cinéma

Durée : 1h43

Liste technique

Producteurs : Izzat Ayadi / Adel Ben Moussa / Mohamed Hammami

Scénariste : Salma Baccar / Emna Rmili

Réalisatrice exécutive : Maroua Ben Jemia

Image : Mohamed Maghraoui

Musique : Rabii Zamouri

Décor : Rahma Bejaoui

Maquillage : Anissa Ghelala

Son : Mohamed Kanakane

Mixage : Saber Gueblaoui

Liste artistique

Rim Riahi

Amira Derouiche

Ranim Aliani

Mohamed Graiaa

Marie-Jo Tambarelo

Khaled Houissa

Ali Bennour

Aymen Mabrouk

Mohamed Karmoussi

SALMA BACCAR

Une réalisatrice féministe et engagée

Pionnière du cinéma tunisien, Selma Baccar est l’autrice de plusieurs séries télévisées, long et courts métrages comme Fatma 75 (1975), Habiba Msika/La dance du feu (1995), Kochkach/Fleur d’oubli (2006) ou EL Jaida (2017).

Avec une carrière débutée en 1970 à la télévision tunisienne, elle compte parmi les plus grands cinéastes dans le paysage cinématographique national et arabe.

En 1989, elle devient la première productrice tunisienne en créant sa propre société de production INTERMEDIA.

Fidèle à son parcours d’artiste engagée, elle obtient en 2006 le prix national de la culture et se voit décernée en 2018, le grand prix de la 13ème édition du Festival Français Cinéalma de Carros.

En 2023, un hommage lui est rendu lors du Festival International du Film de la Femme d’Assouan, en Egypte.

A ce jour, le long métrage « El Jaida » de Selma Baccar aura réalisé le plus grand nombre d’entrée dans l’histoire moderne du cinéma tunisien, avec 320 000 entrées ;

Parallèlement à sa carrière de cinéaste, Selma Baccar fut membre de l’Assemblée Nationale Constituante de 2011 à 2014 et participa à la rédaction de la constitution de 2014.